Les sacramentaux

Les sacramentaux : "La sainte Mère Église a institué des sacramentaux, qui sont des signes sacrés par lesquels, selon une certaine imitation des sacrements, des effets surtout spirituels sont signifiés et sont obtenus par la prière de l’Église. Par eux, les hommes sont disposés à recevoir l’effet principal des sacrements, et les diverses circonstances de la vie sont sanctifiées" (SC 60 ; cf. CIC, can. 1166 ; CCEO, can. 867).

Les sacramentaux sont institués par l’Église pour la sanctification de certains ministères, états de vie, circonstances de la vie chrétienne et l’usage des choses utiles à l’homme. Ils comportent toujours une prière, souvent accompagnée d’un signe déterminé, comme l’imposition des mains, le signe de la croix ou l’aspersion d’eau bénite.

Ils relèvent du sacerdoce baptismal : tout baptisé est appelé à être une "bénédiction" et à bénir. Des laïcs peuvent présider certaines bénédictions, tandis que les bénédictions liées à la vie ecclésiale et sacramentelle sont réservées au ministère ordonné.

Les sacramentaux ne confèrent pas la grâce de l’Esprit Saint comme les sacrements, mais préparent à recevoir la grâce et disposent à y coopérer. "Chez les fidèles bien disposés, presque tous les événements de la vie sont sanctifiés par la grâce divine qui découle du Mystère pascal de la Passion, de la Mort et de la Résurrection du Christ" (SC 61).

Parmi les sacramentaux figurent :

  • Les bénédictions de personnes, de la table, d’objets et de lieux.
  • Les bénédictions durables consacrant des personnes à Dieu et réservant à l’usage liturgique des objets et lieux (ex. consécration des vierges, bénédiction d’abbés/abbesses, dédicace d’églises, bénédiction des saintes huiles, cloches, vases et vêtements sacrés).
  • L’exorcisme, qui vise à protéger et libérer du Malin. L’exorcisme simple se pratique lors du Baptême ; le grand exorcisme ne peut être célébré que par un prêtre avec l’autorisation de l’évêque et avec prudence, après discernement médical si nécessaire.

La religiosité populaire : Hors de la liturgie sacramentelle, la piété des fidèles se manifeste par diverses pratiques : vénération des reliques, visites aux sanctuaires, pèlerinages, processions, chemin de croix, danses religieuses, rosaire, médailles, etc. Ces expressions prolongent la vie liturgique mais ne la remplacent pas et doivent s’harmoniser avec elle.

Un discernement pastoral soutient la religiosité populaire, purifie et fait progresser les dévotions dans la connaissance du Mystère du Christ. Leur exercice est soumis au soin et au jugement des évêques et aux normes générales de l’Église.

La religiosité populaire est un ensemble de valeurs qui répond aux grandes questions de l’existence. Elle combine le divin et l’humain, le Christ et Marie, la foi et la patrie, l’intelligence et le sentiment. Elle affirme la dignité de tout être, instaure une fraternité fondamentale, et offre un humanisme chrétien qui guide le discernement, tout en permettant de vivre dans la joie même au milieu des difficultés.

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