Le 6ème commandement : l’adultère

En ce qui touche ce commandement, je me suis dit, fière de moi-même : on ne pourra pas me prendre en défaut, parce que je n’ai jamais eu d’amant. J’ai toujours été fidèle à mon mari !

Après m’être mariée je n’ai même jamais donné un baiser à un autre homme, sauf à mon mari. Mais le Seigneur m’a fait voir que j’avais trop souvent exhibé mon corps avec impudeur, montrant mes seins nus, portant des tenues moulantes et autres vêtements aguichants… Je pensais que les hommes me regardaient simplement pour admirer ma silhouette féminine… Mais le Seigneur m’a fait voir que je les induisais à pécher parce qu’il n’était pas du tout question d’admiration comme je croyais, mais de provocation, et c’est moi qui les provoquait. Je commettais l’adultère, en exhibant ainsi mon corps. Je n’avais pas compris la sensibilité masculine. Je croyais qu’ils pensaient comme moi et qu’en me regardant ils diraient : « Quelle belle silhouette de femme ! » Au contraire ils péchaient à cause de mon geste impudique. Je n’étais pas infidèle pour m’être jetée dans les bras d’un étranger mais pour m’être prostituée en esprit. Pire que ça, j’avais pensé me venger de mon mari si jamais il m’était infidèle et j’avais conseillé à d’autres femmes d’en faire autant si jamais elles découvraient que leurs maris les avaient trahies. « Ne faites pas l’idiote ! Défendez-vous, ne vous laissez pas faire. Montrez leur ce que vous valez ! C’est pour cela que les hommes nous dévalorisent et nous marchent dessus, nous les femmes ! » Vous saurez, qu’avec de pareils conseils, mes amies et moi avions réussi à entraîner une de nos amies à se séparer de son mari. Elle avait surpris son mari dans son bureau en train d’embrasser sa secrétaire. Nous, avec nos conseils, nous ne l’avions pas laissée se réconcilier, quoiqu’il fût entièrement repentant et qu’il lui ait demandé pardon. Elle voulait vraiment oublier cet incident parce qu’elle l’aimait véritablement : mais nous, nous ne lui avons pas permis de lui pardonner. Évidemment, ils ont obtenu le divorce, et deux ans après elle s’est remariée civilement avec un Argentin. Comprenez-vous ? En donnant des conseils de cette façon, je me comportais intérieurement comme une adultéresse. Jésus m’a montrée, et j’ai bien compris, combien les péchés de la chair peuvent être abominables, parce que la personne se condamne elle-même, même si le monde extérieur affirme que tout est bien.

Dans toute ma vie je n’ai eu qu’un seul homme, mon mari ; mais les péchés sont également dans les pensées, les mots, les actions : c’était très triste et regrettable de voir tout le mal que le péché et l’adultère de mon père avaient causé à notre famille. Dans mon cas, son péché m’avait rendue amère, pleine de ressentiments ; j’avais développé de la rancœur envers les hommes tandis que mes frères étaient devenus les copies fidèles de mon père. Le seul fait de sentir leur virilité les rendait heureux. Ils étaient macho et coureurs de jupons, ils buvaient et ne réalisaient pas le mal qu’ils faisaient endurer à leurs propres enfants. Pour cette raison mon père pleurait et souffrait énormément dans le purgatoire en voyant toutes les conséquences de son péché et l’exemple qu’il avait laissé à ses enfants.

Nous nous condamnons nous-mêmes par la promiscuité, parce que c’est de vivre comme si nous étions des animaux : des souris, des chiens… ici et là…