Le livre de la vie

Après ce test des Dix Commandements le Seigneur m’a montré le « Livre de la Vie ». J’aimerais avoir les mots pour décrire ce Livre. Quelle merveille ! Nous pouvons y voir notre vie entière, incluant nos actions et leurs conséquences, combien bonnes ou mauvaises ces actions ont pu être, pour nous ou pour les autres ; y compris nos sentiments et nos pensées, et celles des autres. Tout ça comme dans un film. Tout commence au moment de la fécondation : nous voyons notre vie se dérouler à partir de ce moment, et de là Dieu nous prend par la main et nous fait voir notre existence en entier. A l’instant même de la fécondation, il y a comme une étincelle de lumière divine, une magnifique explosion, et une âme est formée, blanche… Mais non comme le blanc que nous connaissons ! Je dis blanc parce que c’est la couleur qui se rapproche le plus de cette blancheur, mais c’est un blanc si extraordinaire qu’il est impossible d’en décrire la beauté et la splendeur par des mots… L’âme est si belle, pleine de lumière, envoûtante, rayonnante et remplie de l’amour de Dieu… Un amour de Dieu incommensurable. Je ne sais pas si vous avez jamais remarqué comment les nouveaux-nés, souvent rient seuls, et émettent des bruits insolites à travers leurs babillages. Savez-vous quoi ? Ils parlent avec Dieu ! Oui, parce qu’ils sont immergés dans le Saint-Esprit. Nous sommes également immergés dans le Saint-Esprit, avec cette différence qu’eux, dans leur innocence, savent profiter de Dieu et de sa Présence.

Vous ne pouvez pas imaginer quelle chose merveilleuse c’était pour moi de voir le moment où Dieu m’a créée dans l’utérus de ma mère. Mon âme portée dans la main de Dieu le Père ! Je découvrais un Dieu père tellement beau, merveilleux, tendre, attentif et affectueux, qui s’occupait de moi 24 heures sur 24 ; qui m’aimait, me protégeait et venait toujours me tendre la main avec une patience infinie quand je m’éloignais de Lui. Alors qu’Il n’était qu’Amour, Amour pur et entier, moi je ne pouvais percevoir que châtiment parce qu’il ne regarde pas la chair mais l’âme et il voyait combien je m’étais éloignée de mon salut.

Vous savez, ma mère avait été mariée pendant sept ans sans avoir d’enfant. Dans cet instant, elle semblait fort troublée en raison de la vie désordonnée que menait mon père : elle était très inquiète et bouleversée de constater qu’elle était enceinte. Elle en était grandement attristée et pleurait amèrement. Cela a eu un tel effet sur moi que je suis restée marquée intérieurement tellement que, dans la vie, je ne me suis jamais sentie aimée par ma mère ! Et pourtant elle était toujours si affectueuse, si bonne pour moi ; elle ne m’a jamais refusé son amour et son affection. Je dirais toutefois, et j’insiste sur ce fait, qu’elle ne m’a jamais vraiment aimée, et j’ai toujours vécu avec ce complexe. À cet égard, il n’y a que les Sacrements, qui sont une Grâce de Dieu, qui peuvent prendre soin de nous. À mon baptême, vous auriez dû voir les festivités et les réjouissances qui ont eu lieu dans le Ciel ! C’est une petite créature qui reçoit sur le front le Sceau des enfants de Dieu ! C’est un feu ! Le feu de l’appartenance à Jésus-Christ.

Mais j’ai vu dans le Livre de la Vie comment, alors que j’étais encore bébé, je commençais à subir les conséquences des péchés que mon père avait commis durant son mariage, ses mensonges, son alcoolisme, son infidélité et les souffrances qu’il avait fait endurer à ma mère. Tout ceci m’avait marquée profondément, et m’avait causé de mauvaises sensations, des troubles émotionnels et de comportements.