Les trésors spirituels

J’ai été appelée à l’existence pour aider à construire un monde meilleur et pour utiliser les talents, que Dieu m’avait donnés, à propager le Royaume des Cieux sur terre. Mais je ne l’ai pas fait ! … Au contraire, combien de mauvais conseils ai-je donnés, et combien de personnes ai-je entraînées à la drogue et à la ruine avec mes mauvais conseils et mes mauvais exemples ! Je n’ai pas utilisé ces talents que Dieu m’avait confiés, je n’en ai jamais fait le moindre usage ! Le seigneur me demanda également : « Quels trésors spirituels m’apportes-tu ? »

Trésors spirituels ? ! Mes mains étaient vides ! Alors il me dit : « À quoi te servaient les deux appartements et les deux maisons que tu possédais, les cliniques externes que tu considérais avec grande satisfaction en tant que professionnelle ? Peut-être aurais-tu pu en apporter une seule brique ici ? À quoi te servait tout ce culte voué à ton corps, tout l’argent dépensé à le soigner, toute cette obsession à vouloir te maintenir en forme ? Quel besoin avais-tu de subir toutes ces diètes qui t’ont rendue anorexique, boulimique avec toutes les souffrances que cela a pu te causer ? Tu as fait de ton corps un dieu ! Et à quoi cela te sert-il ici maintenant ? Tu étais très généreuse, il est vrai, mais tu l’étais dans le but de recevoir des éloges, pour être félicitée, pour te faire dire que tu étais bonne. Tu as manipulé une foule de gens avec ton argent pour qu’en retour on te fasse des faveurs. Dis-moi : que m’apportes-tu ici ? La faillite économique que tu as subie n’était pas une punition comme tu as pensé mais une grâce et une bénédiction. Oui, cette faillite était pour te départir de ce dieu, ce dieu que tu servais ! C’était pour t’inciter à revenir à Moi ! Mais tu t’es rebellée, tu as refusé de descendre de ton piédestal social, tu as pesté, esclave que tu étais de ton dieu « l’argent » ! Tu pensais avoir obtenu tout ceci par tes propres moyens, par tes études, parce que tu étais travailleuse, combative… Mais ce n’était pas le cas, non ! Vois combien il y a de professionnels avec des titres de compétence supérieurs aux tiens ; combien sont dédiés à leur travail autant et même plus que toi : observe-les bien… On t’a donné en abondance et pour cette raison on te demande beaucoup ; tu dois donc répondre avec la même mesure »

Pensez-y bien, pour chaque grain de riz que j’avais gaspillé, je devais en rendre compte à Dieu ! Et pour chaque fois que je gaspillais inutilement la nourriture en la jetant aux ordures !

Dans mon Livre de la Vie, je me suis vue alors que j’étais encore petite et que ma famille était pauvre. Ma mère préparait souvent des haricots cuits ; et comme je détestais les haricots je disais : « Et encore ces maudits haricots ? Un jour je serai tellement riche que je n’aurai plus jamais à en manger ». J’ai vu qu’une fois j’avais jeté à la poubelle les haricots que maman m’avait servis sans qu’elle s’en aperçoive. Quand elle s’est assise pour manger elle a vu que mon assiette était vide. Elle a pensé que j’avais mangé en vitesse parce que j’avais très faim, et elle m’a servi une deuxième fois en me donnant la portion qu’elle s’était réservée, se privant ainsi elle-même de manger. Vous savez, le Seigneur m’a montré que parmi les personnes les plus proches de moi, celle qui ne mangeait pas toujours à sa faim était ma mère. Ayant sept enfants à nourrir et pauvres comme nous étions, elle se privait souvent pour nous permettre de manger à notre faim. Et bien, ce jour-là elle s’était privée de manger pour m’en donner une deuxième fois alors que j’avais jeté ma première assiette à la poubelle ! Il lui arrivait souvent de rester sur sa faim pour pouvoir donner à manger à un indigent qui frappait à notre porte. Même si elle se privait, elle ne le laissait jamais voir ; elle n’avait jamais l’air aigrie, désabusée ou même triste. Au contraire, elle avait toujours le sourire aux lèvres et ne laissait jamais rien paraître. Je vous ai déjà mentionné quel bijou d’enfant j’étais ? J’appelais mon père « Pierre le casse-pierre » (Fred des Flinstones) et à ma mère je disais qu’elle était démodée ! Qu’elle était vieux jeu ou autres qualificatifs semblables ! Même au point de nier qu’elle était ma mère, parce que j’en avais honte. Vous pouvez vous imaginer !

Mais, vous ne pouvez pas savoir les grâces, les bénédictions qui m’ont été accordées et au monde entier grâce à elle ! Pensez à la grâce d’avoir une mère qui va à l’église et qui, devant le tabernacle, offre sa douleur et ses peines à Jésus tout en se confiant entièrement à Lui !

Le Seigneur m’a dit : « Jamais personne ne t’a aimée et ne t’aimera comme ta mère t’a aimée ! ! Jamais ! Personne ne t’aimera avec toute la tendresse qu’elle a eue pour toi ! » Puis le Seigneur m’a montré toutes les réceptions qu’elle m’a données (après mon ascension dans l’échelle sociale)… Dans ces banquets, ces buffets, la moitié de la nourriture s’est retrouvée aux ordures, sans égard au gaspillage.

Le Seigneur a poursuivi en me disant d’une voix haute et forte : « Regarde tes frères qui souffrent de la faim ! J’avais faim ! » Sachez que d’entendre le cri de la faim, du besoin, de la souffrance de ses Enfants attriste grandement le Seigneur ! Notre égoïsme et notre manque de charité envers le prochain sont une source importante de souffrance pour le Seigneur !

Le Seigneur continua à me faire voir que dans ma maison il y avait une grande quantité d’objets raffinés et autres choses coûteuses. En effet, à ce moment-là, j’avais chez moi des objets de grande valeur, des vêtements très élégants et très coûteux. Le Seigneur m’a dit : « J’étais nu et tu avais une garde-robe remplie de vêtements chers dont tu ne faisais même pas usage… » J’ai également réalisé que, quand nous bénéficions d’un niveau social élevé, si mes amies achetaient des vêtements griffés, il me fallait en acheter de meilleurs ; et si une amie avait une belle voiture, j’en voulais une encore plus belle… Je voulais toujours avoir quelque chose de mieux que mes amies parce que j’étais jalouse. Le Seigneur me dit : « Tu avais toujours une attitude hautaine vis-à-vis des autres ; tu faisais des comparaisons avec ceux qui étaient mieux nantis que toi ! Les gens riches ! Et tu ne regardais jamais ceux qui étaient économiquement moins fortunés que toi. Lorsque tu étais pauvre, tu marchais sur le sentier de la sainteté, et tu donnais même ce qui te manquait ». Et il m’a montrée comment mon geste lui avait plu un jour que ma mère, malgré notre pauvreté, avait réussi à m’acheter des chaussures de tennis de marque. J’étais très heureuse, mais j’ai rencontré un enfant dans la rue qui était pieds nus. J’ai été prise de compassion pour lui, et j’ai enlevé mes chaussures et je les lui ai données. Je suis retournée à la maison sans mes chaussures, et mon père m’a presque tuée ! Et non sans raison, étant donné la pauvreté dans laquelle nous nous trouvions, l’achat de ses chaussures représentait tellement de sacrifices et moi je les avais données le long de la route, peu de temps après qu’elles aient été achetées ! Dieu a comblé notre famille de nombreuses grâces et de bénédictions dues aux mérites de ma mère, à sa bonté et à ses prières. Le Seigneur a continué à me montrer que, si je n’avais pas été réfractaire à sa Grâce et au Saint-Esprit, j’aurais pu aider de nombreuses personnes avec les talents qu’Il m’avait donnés. Il m’a montré l’humanité toute entière, et comment nous répondons à Dieu en fonction de notre façon de vivre, si nous tenons notre cœur loin de Lui, du Saint-Esprit, et de leurs divines inspirations. Il me dit : « Je t’avais inspiré à prier pour ces gens : si tu avais répondu à mon appel, l’esprit du mal ne les aurait pas entraîner à causer autant de dommages ». Par exemple : une petite fille a été sexuellement assaillie par son père : si je ne m’étais pas fermée au Saint-Esprit, j’aurais été à l’écoute de son inspiration divine et j’aurais prié pour eux : de sorte que ce père, étant protégé par ma prière, le malin ne serait pas entré en lui, cette violence ne se serait pas produite et toute cette souffrance aurait été évitée. Et de même, ce jeune garçon ne se serait pas suicidé. En poursuivant le Seigneur m’a dit : « Si tu avais prié, cette jeune fille n’aurait pas avortée ; cette personne ne serait pas morte avec le sentiment d’avoir été abandonnée par Moi sur un lit d’hôpital. Si seulement tu avais prié, je t’aurais conseillée, de sorte que tu puisses commencer à secourir tes frères. Je t’aurais guidée ! Je t’aurais amenée vers ces gens. Il y tellement de peine dans le monde que tu aurais pu prévenir ».

Il m’a montré combien de personnes souffrent dans le monde et ce que j’aurais pu faire pour les aider. Jamais je n’ai permis à l’Esprit Saint de m’émouvoir, et je ne m’étais jamais laissée toucher par les souffrances d’autrui. Le Seigneur m’a dit: « Regarde la douleur de mes enfants, vois comment j’aurais dû affliger ta famille d’un fléau comme le cancer de sorte que tu aurais pu être touchée par la douleur de ceux qui souffrent de cette même maladie ! Tu as été touchée par les prisonniers seulement après que ton mari ait lui-même fait de la prison. ». Et en criant presque il m’a dit : « Mais toi, comme un caillou ! ! ! Incapable de sentir l’amour ! »

Pour conclure, j’essayerai de vous expliquer comment nous nous voyons dans le Livre de la Vie.

J’étais une personne très hypocrite et menteuse. J’étais de celles qui devant les gens faisaient des courbettes mais qui, derrière eux, ne savaient que dire des méchancetés ; je parlais en bien des gens mais au fond de moi-même je ne portais pas attention à ce que je disais. Par exemple, je complimentais quelqu’un en disant : « Vous êtes jolie, et que cette jolie robe vous va bien ». Mais au fond de moi-même je pensais : c’est dégoûtant, vous êtes laide, et vous vous prenez pour la reine ! Dans le Livre de la Vie on voit tout ça avec cette différence que l’on perçoit aussi les pensées. Tous mes mensonges étaient étalés au grand jour, marqués en rouge, de façon si évidente que tout le monde pouvait les voir. Combien de fois ai-je fui la maison en cachette de ma mère, parce qu’elle ne me laissait pas aller partout où je voulais; combien de mensonges ai-je inventés : «Maman, j’ai un travail de groupe à faire à la bibliothèque ». Elle me croyait et j’allais au cinéma voir un film pornographique ou j’allais au bar prendre une bière avec mes amies. Et maman pouvait maintenant tout voir ça dans mon Livre de Vie … Car maintenant il n’y avait plus rien de caché. Quelle honte j’ai ressentie ! Quelle honte! Lorsque mes parents étaient pauvres, j’apportais à l’école un peu de lait et une banane pour mon lunch. Je mangeais la banane et je me débarrassais de la pelure en la tirant au hasard; il ne m’était jamais venu à l’idée que quelqu’un aurait pu se blesser avec cette pelure de banane. Le Seigneur m’a fait voir, cependant, les conséquences de mon geste : qui a glissé et qui s’est blessé…. J’aurais pu tuer quelqu’un avec mon imprudence et mon manque de considération.

J’ai vu, avec beaucoup de peine et de honte, cette seule fois où j’avais fait une bonne confession, en tant qu’adulte. Une dame m’avait remis 4.500 pesos en trop dans un supermarché de Bogotá. Mon père nous avait enseigné de ne rien prendre de ce qui appartient à autrui pas même un sou ; j’ai réalisé mon erreur rendue dans la voiture alors que je retournais à ma clinique et je me suis dit en moi-même : « Mais voyons, cette idiote, cet animal (c’était ma façon de parler), elle m’a donné 4.500 pesos en trop ! Maintenant je dois y retourner ! … Mais en regardant dans le rétro viseur j’ai vu que le trafic était congestionné et je me suis dit : « Non ! Je ne retournerai pas, je ne veux pas être en retard et je n’ai pas de temps à perdre! C’est désolant pour elle mais elle a été stupide ! » Cependant cet incident m’avait laissé avec des remords. Mon père nous avait bien éduqués en ce qui a trait à l’honnêteté. Le dimanche suivant je suis allée à confesse et j’ai dit : « Je m’accuse d’avoir volé 4.500 pesos et de ne pas les avoir restitués ; je les ai gardés pour moi-même! » Je n’ai pas prêté attention à ce que le prêtre m’a dit, mais le malin ne pouvait pas m’accuser d’être une voleuse !

Toutefois le seigneur m’a dit : « C’était un manque de charité de ta part de ne pas avoir restitué cet argent, parce que pour toi 4.500 pesos n’était rien, mais pour cette femme c’était suffisant pour lui permettre de manger pendant trois jours ». La chose la plus triste était de voir que, par ma faute, cette femme avait souffert de faim durant un couple de jours avec ses deux jeunes bébés ; c’est bien ce que le Seigneur m’a montré. Pour chacun de nos actes il y a des conséquences et il y a aussi ceux qui ont à souffrir de ces conséquences. Ce que nous faisons et également ce que nous omettons de faire entraînent des conséquences pour nous et pour les autres ! Chacun verra ces conséquences dans le Livre de Vie. Quand viendra le moment de paraître devant Dieu au jour du jugement, vous le verrez vous aussi tout comme je l’ai vu. Quand mon Livre de Vie s’est fermé, imaginez quelle était ma tristesse, ma honte, mon immense désolation…

Le Livre de ma Vie s’est refermé de la manière la plus belle. Malgré mon comportement, mes péchés, mes ordures, mon indifférence et mes horribles sentiments, le Seigneur m’a attirée à Lui, même jusqu’à la toute dernière fin : il m’a toujours fourni des outils, envoyé des médiateurs, il m’a parlé, il a crié après moi, il m’a privée de certaines choses, il m’a laissé tomber en disgrâce afin de m’inciter à le chercher davantage. Il était constamment derrière moi, même au dernier instant. Savez-vous qui est notre Dieu et notre Père ? Il est un Dieu puissant, qui nous appelle chacun de nous personnellement à la conversion. Mais moi, au contraire, quand les choses allaient mal je disais : « Dieu m’a punie, Il m’a condamnée ! » De toute évidence, il ne s’agissait pas de cela, pas du tout ! Dieu ne condamne jamais personne : en fait, c’est librement et de mon plein gré que j’ai choisi qui serait mon père, et ce n’est pas Dieu que j’ai choisi. J’ai choisi Satan comme père !

Quand j’ai été frappée par la foudre, avant qu’on me transporte au « Social Seguro », ils m’ont amenée dans un hôpital public, où il y avait beaucoup de gens malades, de nombreux blessés qui souffraient intensément et il n’y avait aucune civière de disponible pour moi. Et quand ceux qui m’avaient amenée là ont demandé aux médecins où ils pourraient me déposer, ils ont simplement dit : « Par terre, déposez-la par terre ! » Et mes sauveteurs ont répliqué : « Par terre, où ? » « Par terre là, sur le plancher ! » Mais ils n’ont pas voulu me laisser sur le plancher parce que j’étais gravement brûlée. Si j’avais contracté une infection, je serais certainement morte… Tandis que je gisais là dans un coin, pendant ces heures, les médecins m’ont regardée avec un air inquiet… C’est qu’ils ne pouvaient pas abandonner quelqu’un qui, par exemple, aurait été victime d’une crise cardiaque ou serait dans un état très grave, mais avec une meilleure possibilité de survie que moi, dans la situation où je me trouvais puisque j’étais totalement brûlée comme un « pain grillé » et qu’en toute probabilité j’étais sur le point de mourir.

Mais j’étais consciente, et très irritée, maugréant parce que les médecins n’étaient pas encore venus à moi. Mais il y eut un moment où j’étais calme, sans me plaindre, parce que je voyais notre Seigneur Jésus-Christ, qui était penché sur moi, tout près ; il a touché ma tête avec Ses Mains pour me consoler. Êtes-vous capables d’imaginer ceci ? Pouvez-vous imaginer la tendresse ? J’ai pensé : est-ce une hallucination ? Comment est-il possible de voir Notre Seigneur ici ? J’ai fermé les yeux et je les ai rouverts à nouveau, et j’ai continué à le voir là ! Il m’a dit, avec une grande tendresse : « Tu vois, mon petit, tu es sur le point de mourir ! Sens-tu le besoin de ma miséricorde ? ». Imaginez seulement … ! Et alors j’ai dit : « Pitié ! Pitié ! », Mais pendant ce temps je pensais : pitié, mais pourquoi ? Quel mal ai-je jamais fait ?

Je n’étais pas consciente de mes erreurs, mais il m’était clair que j’étais à l’article de la mort, ça oui ! J’étais triste… « Hélas, je suis sur le point de mourir ! ! ! …Hélas, ma bague à diamant ! ! ! » Je me suis immédiatement rappelé mes anneaux. J’ai regardé et j’ai vu la chair de mes doigts totalement calcinée, comme s’ils avaient éclatés. Je me suis dit : « Je dois les enlever, peu importe ce que ça coûtera ! Autrement il faudra les couper et ils perdront de leur valeur ». Je n’ai pas pensé à autre chose ; j’ai vu mes doigts bouffis et j’ai pensé enlever seulement mes anneaux pour qu’on n’ait pas à les couper ! Vous ne pouvez pas imaginer combien peut être désagréable l’odeur de la chair brûlée. Et plus je bougeais, plus mes anneaux sentaient mauvais. Je me suis sentie devenir folle de douleur mais j’insistais quand même en me disant : « Non ! Non et non ! Je dois y arriver ! Je dois réussir, parce qu’à moi rien ne me résiste, rien ne peut avoir le dessus sur moi, et cette chair n’enflera pas, non monsieur ! Je dois enlever ces anneaux, coûte que coûte, je ne mourrai pas avec elles ». Quand je les ai eu enlevés, je me suis rappelée soudainement : « Oh, non ! ! ! Je suis sur le point de mourir et ces infirmières vont me voler mes anneaux ! » En ce même temps, mon beau-frère est arrivé. J’étais très contente et je lui ai dit : « Prends mes anneaux ! » Comme il était médecin, il les a pris mais autrement il n’y aurait pas touché et il les aurait sûrement tirés loin de lui ! En fait, ils étaient calcinés et des fragments de chair étaient encore collés au métal. Il m’a dit qu’il les remettrait à Fernando, mon mari, et j’ai ajouté : « Dis à mes sœurs de prendre soin de mes enfants parce que les pauvres petits, ils seront sans maman. En fait, je ne pense pas pouvoir m’en sortir ! » Le pire de tout était que je n’avais pas profité de ce moment où Jésus m’avait offert l’occasion de lui demander sa miséricorde et le pardon de mes péchés. Mais comment pouvais-je demander son pardon, si je ne pensais pas avoir de péchés ? Je me croyais être une sainte ! Quand nous nous prenons pour des « saints », c’est alors que nous nous condamnons nous-mêmes.

Quand j’ai enlevé mes anneaux et que je les ai confiés à mon beau-frère pour qu’il les remette à mon mari, je me suis dit en moi-même, un peu soulagée « Enfin, je peux maintenant mourir ! », et ma dernière pensée a été : « Hélas, avec quel argent va-t-on m’enterrer puisque mon compte bancaire est dans le rouge ? »

Dieu le Père nous aime tous, chacun et chacune de nous, indépendamment du fait que nous soyons bons ou mauvais ; et avec une intensité telle que, même au dernier moment, il vient à nous avec une immense tendresse et nous embrasse avec tout Son Amour… Il tient à nous sauver, mais si nous refusons de l’accueillir, si nous ne Lui demandons pas son pardon et sa miséricorde en reconnaissant nos fautes, il nous laisse libre de suivre la voie que nous avons choisie. Si notre vie a été une vie sans Dieu, il est fort probable qu’en cet instant nous le refuserons et il respectera notre refus. Dieu ne nous oblige pas à l’accepter.

Et mon Livre de la Vie s’est refermé.