Le 7ème commandement : tu ne voleras pas

Calomnier c’est aussi voler. Imaginez si j’avais dit à Dieu que je n’avais jamais volé. Je me considérais honnête : mais effectivement j’avais volé Dieu ! J’avais été créée et j’étais née afin d’aider à créer un monde meilleur, pour contribuer à l’élargissement du Royaume du Ciel sur la terre. Mais, en plus de ne pas avoir rempli cette mission, j’avais donné de mauvais conseils et fait du tort à beaucoup de personnes. Je n’avais pas su utiliser les talents que Dieu m’avait donnés. Donc je m’étais rendue coupable de vol, clairement j’avais volé ! De combien de personnes avais-je terni la réputation en volant leur bon nom par des calomnies et des médisances ? Vous ne pouvez pas imaginer combien graves sont les péchés dus à notre mauvaise langue ! … Et de quelle manière doit-on faire réparation…

Comment réparer l’honneur de quelqu’un, après avoir répandu des faussetés à son sujet ? Comment rétablir la réputation d’une personne ? Oui c’est difficile ! C’est pourquoi dans le purgatoire, ceux qui ont causé du mal à quelqu’un par des propos diffamatoires ont beaucoup à souffrir. Presque tout le monde se sert de la parole pour dénigrer, détruire, offenser et porter atteinte au bon renom des gens. Ces mauvaises langues, en cet endroit, sont sujettes à de grandes souffrances ! Elles souffrent la peine du feu !!! Un feu actif, pénétrant, un supplice inimaginable. Le Seigneur m’a montrée comment nous nous trompons, dans les jugements que nous portons sur autrui. Alors que, par exemple, nous regardons avec mépris une prostituée, le Seigneur la regarde avec un amour infini, une infinie miséricorde. Il voit à l’intérieur d’elle, il connaît sa vie entière, et sait ce qui l’a menée à la prostitution. Force nous est de reconnaître que bon nombre d’entre elles vivent de cette façon en raison de nos péchés, de notre mépris et en raison de notre manque d’amour pour notre prochain. Quelqu’un de vous n’a-t-il jamais tendu sa main à une prostituée pour l’aider ? Ou à une personne prise en flagrant délit de vol ? Nous passons notre vie à poser des jugements, à voir les défauts des autres, leurs erreurs, et à les condamner. Mais quand nous voyons quelqu’un qui est dans l’erreur, nous devrions au moins nous taire et nous mettre a genoux pour prier pour cette personne. Parfois nous ne pouvons faire davantage pour cette personne : mais Dieu le peut. Ne la jugeons pas, ne la critiquons pas, autrement nous risquerions de pécher plus qu’elle. Nous ne devons absolument pas faire de faux témoignages, ni contribuer à leur diffusion, ni porter de jugements, ni mentir parce qu’ainsi nous portons atteinte à la paix du prochain. Et faites attention, parce qu’un mensonge sera toujours un mensonge ; il n’y en a pas de grands ou de petits, de verts, de jaunes ou de rouges : mentir est une faute grave et Satan est le père du mensonge.

Dans mon cas, il y avait tant de mensonges et pourquoi ? Ma vie était comme une déclaration ouverte devant Dieu et sa Lumière. Et vous ? Sachez que de l’autre côté personne ne se lève pour discuter ou argumenter… Il n’y a que votre conscience et Dieu !

Pendant que je passais en jugement, par exemple, mes parents étaient là présents et pouvaient voir mes mensonges, mais ma mère ne m’a pas accusée. Elle n’a fait que me regarder mais avec une tendresse infinie. Mon pire mensonge, alors, avait été de me mentir à moi-même quand j’ai dit que je n’avais pas tué, ni volé, que j’étais une bonne personne, que je n’avais jamais fait de mal à personne et que Dieu n’existe pas ; et que j’irais au Ciel de toute façon ! Quelle énorme honte je ressentais maintenant !

Le Seigneur a continué à me montrer que, tandis que dans ma maison on gaspillait la nourriture, dans d’autres foyers dans le monde, les gens souffraient de faim et de malnutrition, et il me dit : « Tu vois : j’avais faim et regarde ce que tu as fait avec ce que je t’ai donné, tu l’as gaspillé inutilement. J’avais faim, et regarde ce que tu faisais, esclave de la mode et de ce que les gens pouvaient dire de toi et de ton apparence ; tu achetais des produits de marque, des bijoux, tu es même allée jusqu’à débourser 150,000 pesos par injection pour être mince. Tu étais captive de ton corps au point de t’en faire un Dieu. Regarde combien de gens n’ont rien à se mettre sur le dos, à manger, et qui n’arrivent même pas à payer leurs factures ». Jésus m’a montré combien de mes frères souffraient de la faim, et comment je pouvais moi aussi être responsable des famines et des conditions déplorables dans lesquelles mon pays et le monde se trouvent… Parce que nous en sommes tous responsables ! Il m’a montré pourquoi j’étais concernée par tout ceci : c’était parce que lorsque j’avais parlé en mal d’une certaine personne, cette personne avait perdu son emploi, ses moyens d’existence et ceux de sa famille, et que de plus je l’avais dépouillée de son honneur et de sa bonne réputation. Et après, comment pouvais-je faire réparation pour le mal que je lui avais causé ? ! Il m’a fait comprendre qu’il était plus facile de remettre un bien volé, puisqu’on peut facilement le retourner et ainsi la faute est effacée. Mais quand tu portes atteinte à la réputation de quelqu’un, une fois que la calomnie s’est propagée, qui peut rendre à cette personne son honneur ? On peut causer tellement de mal à cet individu, dans son travail et dans ses relations avec les autres personnes ! Des mariages sont détruits ! Tellement, mais tellement de mal peut être fait !

Et puis encore, j’avais volé à mes enfants la grâce d’avoir une mère au foyer, une mère aimante, douce, qui aurait pu les aimer et les accompagner ! Au lieu de cela… La mère n’était jamais là, les enfants laissés à eux-mêmes avec la « maman » télévision, le père « ordinateur » et les jeux vidéos. Et je me considérais comme la mère parfaite. Je partais à 5 heures le matin et ne revenais jamais avant onze heures le soir.

Pour satisfaire ma conscience, je leur achetais des articles de grande marque et à peu près tout ce qu’ils désiraient.

J’étais terrifiée quand j’ai vu ma mère se demander où elle avait fait fausse route…

Que devait-elle faire de plus pour notre éducation ! C’était une sainte femme, qui nous a donné et a implanté en nous les principes de vie du Seigneur ; et notre père était un homme foncièrement bon. Alors je me suis dit : que vais-je devenir, moi qui n’ai jamais rien fait de tout ça pour mes enfants ? Effrayée, je me suis demandée : qu’adviendra-t-il lorsque Dieu me jugera sur la façon dont j’ai élevé mes enfants ? J’ai eu peur ! Quelle peine immense je ressentais ! J’avais littéralement volé la paix à mes enfants : je le voyais maintenant dans le Livre de la Vie. J’ai éprouvé une immense honte ! … Dans le Livre de la Vie nous voyons tout et toute notre vie s’y déroule comme dans un film. Quelle a été ma douleur de voir mes enfants qui disaient : « Espérons que maman arrivera tard ! Espérons qu’il y aura beaucoup de trafic et qu’elle arrivera plus tard ! Elle est si ennuyeuse, si déplaisante, et quand elle arrive elle rouspète constamment et passe sa journée entière à crier ! » Quelle tristesse, mes frères ! Un bébé de trois ans, et l’autre légèrement plus âgé s’exprimant ainsi ! Espérant que leur mère n’arrive pas ! J’ai volé à ces bébés une mère, je leur ai volé la paix que je me devais de faire régner dans cette maison ; je n’ai pas fait en sorte qu’ils puissent connaître Dieu et aimer leur prochain grâce à mes enseignements et à mes conseils de mère. Mais, d’autre part, je ne pouvais pas leur donner ce que je n’avais pas : je n’aimais pas mon prochain ! Et si je n’aime pas mon prochain, je n’aime pas le Seigneur non plus… Puisque Dieu est amour…

Mentir c’est aussi voler. En cela j’étais passée maître, savez-vous ? Puisque Satan était devenu mon père. En fait, vous pouvez avoir pour père Dieu, ou Satan. Si Dieu est amour, et si je suis la haine, qui est mon père ? Si Dieu me parle de pardon et d’amour pour ceux qui me font du mal, alors que, moi, je dis « ceux qui me font du mal doivent payer », je serais vindicative et menteuse, et si Satan est le père du mensonge, alors qui est mon père ? Les mensonges sont des mensonges, et Satan en est le père. Les péchés de la langue et de la parole sont terribles ! J’ai vu tout le mal que mes paroles avaient causé quand je critiquais, quand je tournais mon prochain en ridicule, quand je l’affublais de surnoms. Comment ces personnes se sentaient-elles ? Comment ces surnoms avec lesquels je me moquais d’elles pouvaient les blesser en leur créant d’énormes complexes d’infériorité, capables de les détruire. Par exemple, j’ai appelé grassette une personne qui était grasse, la faisant souffrir, et à cause de ce mot, elle a fini par se détruire elle-même.

Je vous raconterai aussi ceci pour mieux vous faire comprendre. À 13 ans, je faisais partie d’un petit groupe d’amies, auquel j’étais fière d’appartenir… Un petit groupe de filles plutôt raffinées et bien renseignées. Le Seigneur m’a montré comment ce groupe « de filles supposément très bonnes » a tué spirituellement une compagne d’école. Il y avait dans la classe une grosse fille, obèse. Mes amies ont commencé à la taquiner, pour se moquer d’elle, l’interpellant par des propos et des surnoms injurieux comme le gros phoque, éléphant, et autres sobriquets. Nous nous sommes amusées à ses dépens et j’ai fait de même pour ne pas leur déplaire. Maintenant, dans le Livre de la Vie, j’ai vu comment cette pauvre fille est toujours restée marquée par des complexes en raison de son obésité. À chaque fois qu’elle se regardait dans le miroir elle se voyait de plus en plus laide. Elle a donc commencé à nous détester et à se détester elle-même. Et détester c’est mourir un peu, c’est la mort de l’âme. Prise de désespoir, cette fille, un jour, a bu une bouteille d’iode pour voir si ça pouvait la faire maigrir ! Mais savez-vous ce qui est vraiment arrivé ? Savez-vous comment cela s’est terminé pour elle ? Elle a été victime d’une forte intoxication qui l’a rendue presque aveugle ! Elle n’est donc jamais revenue à l’école à la suite de cette intoxication et nous ne nous sommes jamais souciées de savoir ce qui lui était arrivé ! Nous ne l’avons plus revue et cela ne nous intéressait même pas de savoir pourquoi !

Pour cette raison, je dois vous dire, mes frères, que les péchés commis collectivement par un groupe d’individus sont très sérieux, et sont même parmi les plus graves. Parce qu’ils sont aussi nos péchés à nous, notre péché personnel ! Le péché de cette fille, était notre péché. Le péché de la communauté est également notre péché, parce que nous n’avons rien fait pour l’éviter. Cela vaut non seulement pour nos péchés individuels, mais également pour ceux de l’humanité pour lesquels nous n’avons rien fait pour tenter de les éviter.

La puissance des mots… ! Nous avons détruit cette fille, en lui donnant des surnoms péjoratifs ; le diable s’est mis de la partie et l’a détruite, et maintenant elle peut, à son tour, en détruire d’autres par sa haine, et de cette façon l’action du malin continue à s’amplifier davantage. Là où il y a de la haine il y a le malin. C’est de cette façon que nous avons assassiné une compagne de classe. Nous avons tué son âme !

Vingt ans plus tard… J’avais une très jolie cousine ; je lui donnais des conseils, je lui ai montré comment s’habiller, comment donner de la valeur à son corps, comment se maquiller, etc. Un jour elle s’est gravement brûlée et plus de 70% de son corps était couvert de lésions. Seul son visage n’avait pas été touché. Mais il s’agissait toutefois d’un accident très grave dont elle aurait pu mourir.

Cet incident m’a rendue furieuse et je suis devenue enragée contre Dieu, à tel point que je me suis rendue à la chapelle de l’hôpital et j’ai dit : « Dieu, si tu existes, prouve-le moi ! Prouve-moi que tu existes ! Sauve-la ! » Imaginez mon insolence ! Et bien, malgré tout ma cousine a survécu. Mais elle est restée complètement brûlée, avec de graves séquelles physiques. Ses mains étaient restées déformées… c’était vraiment triste à voir. À cette époque, je m’en tirais assez bien au plan économique. Nous faisions des marches ensembles et parfois nous allions à la piscine. Mais à chaque fois qu’elle allait à l’eau, les gens protestaient en disant : « C’est dégoûtant ! Mais pourquoi ne laissez-vous pas cet avorton à la maison ? Cette créature vient ruiner nos vacances !” »

C’est ce que disaient les personnes qui la voyaient. Les gens sont parfois méchants, vicieux, égoïstes quand ils parlent de cette façon en voyant le malheur des autres. En conséquence, ma cousine a commencé à ne plus vouloir sortir de la maison, au point où elle en était venue à avoir peur des gens ! Et à la fin, elle s’est mise à détester tout le monde ! (sanglots). Quand nous manquons de compassion et que nous nous moquons du prochain d’une manière méprisante, le Seigneur nous fait réaliser à chacun le mal que nous pouvons causer. De quel droit faites-vous souffrir quelqu’un, en l’affublant de sobriquets et en l’appelant par des surnoms offensants, sans essayer de comprendre ce que vit cette personne ? Comment pouvez-vous être si cruels ? Dieu vous montrera combien de personnes vous avez assassinées par vos paroles ! Vous verrez le terrible pouvoir de vie et de mort que la parole et les mots peuvent avoir sur les âmes.

Et pourtant, si j’allais me prosterner devant le Saint Sacrement pour demander pardon de mes péchés, Dieu guérirait l’âme de ma cousine. Parce que notre Dieu est un Dieu d’Amour, et il nous ouvre les portes de sa bénédiction dans la mesure où nous fermons les portes au mal. Quand le Seigneur m’a fait passer le test des Dix commandements, il m’a démontré que même si, en paroles, je disais aimer et adorer Dieu, en réalité c’était Satan que j’adorais. Je critiquais tout ; et chacun me pointait du doigt en disant : « Ole Gloria » ! Il m’a montré qu’en disant aimer Dieu et mon prochain, j’étais menteuse et envieuse. Il m’a montré comment je n’étais jamais reconnaissante envers mes parents, que je ne les avais jamais remerciés de m’avoir permis d’acquérir une profession et de réussir dans la vie et pour tous les efforts et autres sacrifices qu’ils avaient consentis pour moi… Je n’avais rien vu de tout ceci. Dès que j’ai commencé à pratiquer comme dentiste, ils étaient devenus inférieurs à mes yeux… Tellement que j’avais honte de ma mère, en raison de sa pauvreté et de sa modeste condition. Voyez comme je pouvais être étroite d’esprit.

Dieu m’a présenté une analyse complète de ma vie entière, à la lumière des Dix commandements : il m’a montré comment je me comportais vis-à-vis mon prochain et vis-à-vis de Lui, mon Dieu.